Globe Rêveurs

25 avril 2006

Pause Bangkok

Lors de notre première visite en Thaïlande, il y a 5 ans, nous avions beaucoup aimé cette grande mégalopole contrastée, surpeuplée, polluée, hyperactive, grouillante, bruyante, riche en curiosités... et qui finalement s'était révélée si attachante.

En quelques deux mois de découverte de l'Asie du Sud-Est, la capitale thaïlandaise, véritable plaque tournante au carrefour de tous ces pays, nous a hébérgés cette fois-ci presque 2 semaines. L'occasion pour nous de retrouver notre chère Kao San Road et sa faune routarde cosmopolite ; le Wat Po et son magnifique Bouddha doré qui, tout coincé dans son "petit" temple, s'allonge du long de ses 45m, sur ses 15m de haut ! ; le plaisir pétaradant de se déplacer en tuk-tuk ; les senteurs alléchantes des cantines de rue ; la gourmandise d'avaler de délicieuses pad thaï sur un bout de trottoir...

Mais comme tous les séjours ne se ressemblent pas (fort heureusement), la cuvée 2006 nous a permis d'agrémenter notre temps passé dans la capitale de quelques "nouveautés" : Sab s'est mise aux fourneaux thaïs pour apprendre quelques succulentes recettes du cru (comme le poulet aux noix de cajou sauce aigre-douce qu'elle maîtrise déjà parfaitement... pourvu qu'elle s'en rappelle en France !!) ; le nouveau métro aérien, ce gigantesque 'Skytrain' qui parcourt cette non moins gigantesque ville en un clin d'oeil (... ou presque) ; Chatuchak, immense marché fourre-tout où l'on se perd très vite, errant entre babioles, gargottes, vêtements, animaux, objets votifs, etc... ; les shopping-centers de grand standing, où le concessionnaire Ferrari jouxte la boutique Chanel, et dans lesquels la place de cinéma coûte 10 Euro (mais quel luxe ! INCOMPARABLE !)... et de croiser avec grand plaisir nos copains globe-trotteurs Claire et Rémy autour d'une bonne bière locale !
A vous de retrouver ces instants choisis dans le petit pêle-mêle !

Cependant, nous n'éprouvons plus le même engouement pour cette ville... A-t-elle changé ? Ou est-ce notre regard qui a changé ? Sans doute un peu des deux, toujours est-il que le plaisir n'est plus le même aujourd'hui, et que passée l'euphorie des retrouvailles, nous sommes un peu déçus de ressentir si intensément les mauvais côtés du tourisme de masse : "flambée" des prix, difficulté de se déplacer "librement" dans le pays sans se retrouver coincé dans un tunnel "touristico-commercial" dont le seul but est de nous prendre un maximum de bahts avant de nous relâcher enfin de son emprise, Thaïs parfois agressifs ou en tout cas souvent à la limite de l'amabilité... Dommage !